Etat d'esprit

Comment faire une différence dans ce monde

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Peut-être par naïveté, peut-être par prétention, peut-être par lucidité, je crois que ma vie est importante et déterminante pour le monde. En fait je suis certaine que chaque vie, chaque action, mais aussi chaque absence d’action, a une importance cruciale. Je crois que TU es important-e, et je veux t’aider à lever tes blocages intérieurs comme je travaille à lever les miens.

Deux de ces blocages sont souvent la recherche de la perfection et la crainte du jugement des autres.

La recherche de la perfection a été mon plus grand frein personnel. Mais j’apprends à l’apprivoiser, à la tempérer pour qu’elle me serve de moteur et non plus de seule contrainte.

J’ai la sensation de devoir faire des choses extraordinaires… J’ai l’impression que je dois vivre à 100%, laisser un héritage suffisant à ce monde, me dépasser… Si ce n’est pas au top, c’est insuffisant. Je ne prends pas vraiment le temps de me féliciter, de reconnaître mes accomplissements. Pourtant ce n’est pas de l’humilité ou une mauvaise estime de moi, au contraire. Mon niveau de confiance en moi est très bon (c’est beaucoup plus simple d’assumer qui on est, on gagne du temps et de l’énergie). Bref, mon éducation et mon caractère me poussent à ne pas me satisfaire de grand-chose, ce qui ne m’empêche pas d’être globalement contente de moi-même. Mais je veux toujours faire plus, plus, PLUS, et de manière PARFAITE.

Faire plus j’aime bien, ça m’entraîne dans des supers projets. Mais devoir faire parfaitement, ça peut être pesant.

C’est un frein car toute action devient insignifiante.

A ce jugement intérieur s’ajoute le jugement extérieur : le regard des autres et leurs critiques décourageantes. Ça ne sert à rien. Le monde est comme ça. Ne te fatigue pas. Pourquoi tu t’agites. Tu ne vas pas changer le monde. Râlons sur tout mais ne faisons rien. Surtout restons dans notre petite zone de confort. Tu te crois meilleur-e mais regarde il y a telle et telle chose que tu ne fais pas bien. Tu n’es pas cohérent-e. Pour qui tu te prends. Parfois c’est exprimé. Parfois non… mais tu supposes que c’est ce que les autres pensent.

Alors du coup ça ne compte pas de recycler une bouteille en verre ? Ça ne compte pas de privilégier des légumes de saison ? Ça ne compte pas de rendre service à une personne ? Ça ne compte pas d’essayer d’être meilleur ? C’est inutile, illusoire, une goutte d’eau dans l’océan ?

Au contraire, ça compte énormément.

Nous ne savons jamais quelle peut être la répercussion à l’infini de nos actions. Nous ne savons jamais de quelle manière nous pouvons toucher quelqu’un, peut-être à retardement, en l’amenant à évoluer, à se dépasser, à suivre son propre chemin de vie.

Nous ne savons jamais quelle peut être la répercussion à l’infini de nos actions

Des gens que j’ai côtoyés brièvement il y a des années ont ainsi eu après coup un impact majeur sur mon existence, sur mes choix, sur tout ce que je suis devenue. On ne peut pas prévoir les conséquences de ses actes, ou même simplement d’un mot, un regard, un sourire, un froncement de sourcils, une présence.

Dans tous les cas, l’important est de se lancer. Pour soi-même, et au final pour les autres, parce que nous avons tous quelque chose à apporter au monde, un message à faire passer, d’une façon qui nous est propre. Une façon unique et spéciale. Nous ne devons pas être freinés par ce que les autres expriment ou par nos interprétations de ce qu’ils pensent.

Et ce n’est pas grave si ce n’est pas parfait. Au contraire. Rien n’est parfait et cela n’empêche pas d’avancer.

J’ai attendu de nombreuses années avant d’entreprendre mon chemin vers le véganisme, parce que j’avais peur de ne pas être une « bonne » vegan. J’ai pesé le pour et le contre, analysé les risques, intellectualisé à fond. J’avais peur de ne pas être cohérente. Peur de mal faire. Peur de me faire pointer du doigt par une communauté parfois intolérante. L’importance du choix me paralysait. Du coup je ne faisais absolument rien à part me ronger les sangs, me poser inlassablement les mêmes questions et me noyer sous des recherches documentaires théoriques sans jamais initier quoi que ce soit de concret.

J’étais paralysée par l’importance de la décision à prendre. J’en savais pourtant suffisamment pour agir mais je n’osais pas. J’avais trop peur de ne pas être à la hauteur. De ne pas tenir sur la durée. Le véganisme me semblait être un but inatteignable. Et je n’osais pas commencer par une première étape car je me sentais le devoir d’être parfaitement cohérente. Or mes recherches m’avaient déjà montré à quel point les produits animaux étaient partout. Comment m’en passer de manière totale et parfaite ?

Finalement je me suis lancée, je l’ai annoncé pour acter un engagement moral, et je suis simplement devenue végétarienne. Ce n’était pas parfait. Mais c’était mon premier pas. Il m’a mené au second, au troisième, au quatrième, et me voilà déjà loin sur un chemin dont je ne regrette rien, si ce n’est peut-être de ne pas l’avoir pris plus tôt.

Récemment, j’ai reçu un mail m’expliquant que j’étais une vegan prétentieuse et bobo, et que d’ailleurs en mangeant des céréales je participais à des tuer des mulots lors des récoltes ! Que ma simple existence encourageait le « peuple » (dont je ne fais pas partie puisque je suis une bobo privilégiée…) à manger encore davantage de viande en signe de protestation.

Alors tout ce que je fais ne sert à rien ? Il ne faudrait jamais agir ? Certainement pas !! Ma volonté est renforcée par ce genre de remarques, parce que je sais au plus profond de mon âme quel est le chemin le plus juste à suivre. Je ne le suis peut-être pas parfaitement. Je marche peut-être en plein dans le fossé qui le borde. Mais peu importe… puisque j’avance de mon mieux.

Quel soulagement de ne pas être parfaite, et quelle fierté d’avancer au lieu de me poser des questions sans action concrète. Car il n’y a pas de petite action.

C’est pourquoi, sur le sujet du véganisme comme sur tous les autres, mon mantra est devenu « fais de ton mieux ».

Alors toi aussi fais de ton mieux.

Parce que le monde a besoin de TOI.

Parce que tu comptes.

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