Etat d'esprit

Comment gérer le stress au travail ?

instinctvegan-gerer-stress-travail

Notre rapport au travail, loin d’être sain, est souvent source de stress. Nous lui accordons trop de temps, nous sommes angoissé-e-s par le poids de nos responsabilités, nous courons après les échéances, nous jugeons nos performances insuffisantes et nous culpabilisons, nous dénigrons notre hiérarchie… Nous plaçons sur notre travail toutes sortes de frustrations, de déceptions, voire d’animosité. Nous lui en voulons, et nous jalousons tristement ces gens qui ont la chance de vivre de leur passion.

Sauf que ce n’est pas du tout une chance. C’est un choix. LEUR choix.

C’est notre choix de rester dans une situation qui ne nous satisfait pas. C’est notre choix d’étouffer nos rêves, nos valeurs et de repousser sans cesse à demain notre bonheur.

Bien sûr la gestion du stress est tout un processus qui peut s’avérer difficile, long, complexe… Pas de solution miracle ici, mais des pistes de réflexion pour t’aider à voir les choses sous un autre angle et reprendre le contrôle. Évidemment les situations particulièrement douloureuses comme le harcèlement au travail n’entrent pas dans le cadre général de cet article.

Le sens du travail

Du stress, du stress, et encore du stress. Après le burn-out, le bore-out, voilà maintenant le brown-out. La souffrance due au manque de sens dans le travail. En vérité, combien de jobs ont-ils réellement du sens ? T’es-tu déjà senti-e à la fois submergé-e par ton boulot et en même temps honteux-se de te dire que ce n’est rien tout ça, qu’il y a de vrais métiers utiles : par exemple la médecine ?

Nous sommes de plus en plus nombreux-ses à chercher un sens à notre vie. Et c’est BIEN. Ne t’empêche surtout pas de rêver. N’aie jamais honte de ce que souhaites. Tu souhaites sauver le monde ? Parfait. Pourquoi pas après tout ! Pas besoin d’être un super héros ou une super héroïne, il y a forcément quelque chose que tu peux faire à ton échelle. C’est un excellent signe que dans ce monde plutôt déprimant, une prise de conscience et une vague d’espoir envahissent les cœurs. L’envie d’agir c’est déjà très bien.

Donc si tu cherches un sens à ta vie, si tu aspires à te rendre utile, à servir un projet plus grand que toi pour le bien commun…. Si cette pensée t’a déjà ne serait-ce qu’effleuré l’esprit… Prends un moment pour te féliciter maintenant.

Peut-être que ça ne t’intéresse pas du tout de contribuer au monde. Peut-être que tu veux juste gagner un maximum d’argent ou mener une existence tranquille. Beaucoup de gens n’ont pas d’aspirations particulières à faire des choses exceptionnelles. Et c’est ok. Mais en vérité si tu es toujours en train de lire ce texte, tu attends sans doute davantage de la vie. Et tu ne le trouves pas dans ton job.

Stress et déception

Revenons à notre sujet, le travail.

J’ai été une workaholic. Je me suis épuisée jusqu’à me sentir angoissée à la simple pensée d’aller travailler. Le pire c’est que je n’étais même pas efficace. J’étais tellement enfermée dans une spirale de stress et de mal-être que je n’étais pas productive. Quand je repense à certaines journées, je n’arrive même pas à comprendre ce qui se passait dans ma tête. Tout était lent, pénible, presque physiquement douloureux. Je ne savais pas ce que je faisais, pourquoi je le faisais, j’avais l’impression de devoir gravir seule une montagne dont je ne voyais pas le sommet, je me reprochais de ne pas être assez efficace, je reprochais aux autres de ne pas m’aider. Et ça ne m’avançait pas à grand-chose.

Tout ça pour quoi ? Franchement. Plus jamais. Bien sûr, j’ai toujours une tendance à trop en faire. Je me donne toujours à fond quand c’est nécessaire, quand j’ai des engagements à respecter. Mais le travail prend désormais le temps que je lui accorde, la place que je lui accorde, je n’y pense plus non stop, je ne fais plus de cauchemars dans lesquels j’ai oublié de lire des mails… #jenesuispasfollevoussavez Il y a toujours des gens qui pensent que je travaille trop, mais nous n’avons pas tous la même conception du travail n’est-ce pas… Ce qui est important c’est comment je me sens. Or je n’ai plus la sensation de subir. Et c’est tout ce qui compte.

J’ai la chance ou la malchance de me sentir très responsable. J’ai le souci de bien faire : on appelle ça être professionnel-le et c’est considéré comme une qualité. Sauf que mal dosé, ça devient l’angoisse de se sentir responsable de tout. Tu essaies de tout gérer comme si tu portais le poids du monde sur tes épaules, tu passes trop de temps sur tout car la qualité doit être au rendez-vous (en fait c’est de la sur-qualité inutile mais tu ne t’en rends pas compte), tu prends le boulot de tes collègues (qui eux partent à l’heure sans remords en laissant tout en plan), tu arrives en premier-e, tu pars en dernier-e, c’est toi qui éteins la lumière du bâtiment, et d’ailleurs tu connais super bien le personnel qui s’occupe du ménage en horaires décalés.

Tu blâmes ton organisation personnelle, tu blâmes ton management. Ne voient-ils pas tous à quel point c’est le bazar ? La charge de travail ? Les dysfonctionnements en tous genres ? Tu te sens déçu-e et stressé-e.

Mais j’ai appris une chose importante. Essentielle.

C’est qu’on est déçu-e et stressé-e uniquement lorsqu’on accepte de l’être.

En vérité : ce n’est pas la faute de notre job.

(Ce n’est pas non plus la faute de notre sensibilité. Lorsqu’on est une femme au boulot, on est tout le temps qualifiée de « sensible » : la petite misogynie ordinaire a la peau dure… Un type qui déraille, bizarrement personne ne va le qualifier de sensible. On va le trouver fatigué… ou fatiguant)

En réalité nos attentes sont trop élevées, ou nous nous acharnons inutilement à rester dans un environnement qui ne nous correspond pas du tout.

La juste place du travail

Pour commencer, il est temps de remettre le travail à sa juste place. Mon job est nécessaire à mon épanouissement. Si tu lis cet article, c’est probablement ton cas aussi. Mais tu dois avoir d’autres sources d’épanouissement personnel.

Car le travail n’est pas la vie.

Ça semble évident, mais je préfère te le répéter. Le travail n’est pas la vie. Ce n’est pas grave. Rien n’est grave. AUCUNE situation professionnelle ne vaut la peine de se rendre malade à force de stress.

Ce n’est qu’un job.

« It’s not personal. It’s business » (les connaisseurs reconnaîtront la référence)

Trop de boulot ? Un collègue qui te laisse tomber ? Un manager qui ne prend pas ses responsabilités ? Un client qui te passe un savon ? Un fournisseur qui ne respecte pas ses engagements ? Des délais intenables ? La terre entière contre toi ? J’ai vu tellement de collègues en souffrance, de manières différentes : avec des cris, avec des larmes, avec des mines renfrognées. Qui blâmaient la boîte, un collègue, leur supérieur, la phase de la lune…

It’s not personal. It’s business.

Le travail est régi par des règles, des codes. Des conventions collectives, un règlement intérieur, des liens hiérarchiques, une culture d’entreprise… C’est un jeu. Une pièce de théâtre. Rien de personnel là-dedans. Ça ne définit pas la personne que tu es, ça ne définit pas ta valeur, ça ne définit rien du tout. Rien n’est personnel. Rien n’est grave. Ne pas l’accepter, c’est s’exposer à de nombreuses déceptions et un stress qui n’en finira jamais.

C’est aussi le moment d’être bienveillant-e avec toi-même. Au lieu de te houspiller tout le temps parce que tu n’es pas assez efficace, pas assez zen, pas assez solide…

Epanouissement personnel

Il est indispensable que tu entretiennes d’autres sources de satisfaction… sinon ton équilibre sera instable. Si ton bonheur dépend uniquement du travail, tu ne seras pas vraiment heureux-se. Pour être équilibré-e et zen au travail, il faut être équilibré-e et zen SANS le travail.

Qu’est-ce qui te rend heureux-se ?

De quoi as-tu besoin ?

Qu’est-ce que tu veux ?

Prends le temps d’y réfléchir. Les réponses à ces questions ne doivent rien avoir à faire avec le travail.

En bref, ce n’est pas ton travail le vrai problème. C’est TA perception de ce travail et la place que TU lui accordes. Tu te dis peut-être « Mais non pas du tout. Elle ne connaît pas ma situation particulière contre laquelle je ne peux rien faire. Ça ne s’applique pas à moi » Une fois cette première étape de déni passée, repenses-y ! Accepter sa part de responsabilité, c’est un premier pas vers l’apaisement. Parce qu’on peut enfin y faire quelque chose. Apprends à te détendre et les choses devraient beaucoup mieux se passer. En plus tu seras plus efficace et tes collègues te trouveront beaucoup plus sympa. Du coup tu seras encore plus heureux-se. Parce que ce qui rend un boulot cool c’est aussi les relations avec les collègues et une bonne ambiance de boulot, pas vrai ?

Travail et aspirations

Ce n’est pas parce que ton job ne contribue pas à sauver le monde que tu ne peux pas y rester et avoir d’autres activités à côté pour servir tes aspirations profondes.

Mais il est possible que l’absence de sens soit si forte que tes valeurs sont totalement bafouées par le simple fait de continuer de travailler là où tu es. Ton activité professionnelle n’est pas alignée avec ce que tu es. C’est un cas fréquent.

Si la situation n’est toujours pas supportable en modifiant ta perception comme vu précédemment, si tu rêves de quelque chose de plus grand, alors voilà la vérité.

Tu as le choix.

Encore une fois, prends tes responsabilités. Sinon tu n’as pas vraiment le droit de te plaindre.

L’entreprise ne peut pas être tenue pour responsable de tes insatisfactions personnelles. Les gens sont comme ils sont. Les choses sont comme elles sont. Les situations sont comme elles sont. Tu n’as pas de prise sur ces éléments. Pour prendre un exemple caricatural : tu ne rendras pas Monsanto éthique. Inutile de te battre contre des moulins à vent. Tu vas juste perdre de l’énergie et accumuler encore davantage de frustration. Tu vas te victimiser et ce sera pénible pour toi, car ton estime de toi-même va baisser encore et encore. En plus ce sera pénible pour les autres et on va t’éviter comme la peste. Pas très réjouissant comme perspective.

Mais tu peux décider de ce que tu veux être, comment tu veux agir, où tu veux aller.

Décider de sa vie

En fait tu peux décider de ta vie.

Tu as l’impression de ne pas pouvoir agir, que ton job alimentaire t’est indispensable, mais c’est faux. Il existe toujours une voie de sortie. Je sais… tu traverses encore une phase de déni en lisant ces lignes : « Mais pas du tout, j’ai un prêt immobilier à rembourser, j’ai des enfants à charge, je ne veux pas décevoir mes parents qui ont financé mes études… » Mais tu as des possibilités. Tu peux trouver un autre job alimentaire qui te laissera plus de sérénité pour accomplir des choses importantes pour toi. Tu peux reprendre des études. Tu peux demander de l’aide (ça on l’oublie trop souvent). Tu peux postuler à des postes que tu n’aurais jamais osé regarder et voir ce que ça donne avant de te déclarer perdant-e dès le début. Tu peux créer ta propre entreprise. Tu peux peut-être juste établir un plan d’actions pour te sortir de là plus tard.

Bref tu peux sécher tes larmes, respirer un bon coup et te bouger.

Tu peux oser rêver.

Tu peux passer du rêve à l’action.

Aujourd’hui est un bon jour pour avancer vers ton bonheur !

 

Save

Save

Save

Save

Save

Save

Save

Save

Save

Save

Save

Save

Save

Save

Save

Save

Save

Save

Save

Save

Save

Save

Save

You Might Also Like

No Comments

Leave a Reply